Suivez les Aigles

80e anniversaire

23 mai 2018
1938-1947: Une première décennie très diversifiée et spectaculaire

Même si le nouveau stade n’était pas complètement parachevé, une foule de 7,000 spectateurs a vu le club de Trois-Rivières, de la Ligue provinciale indépendante semi-professionnelle, triompher du club Drummondville par la marque de 7-3 le 22 mai 1938.

L’équipe locale a terminé au 5e rang et a attiré une moyenne de 3,000 partisans, tout en accueillant un joueur manchot du nom de Peter Wyshner-Gray, qui a été un des joueurs les plus adulés. L’année suivante, cette même formation remporta le championnat de la saison régulière.

Le 9 juillet 1939, le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, a rempli le stade deux fois dans la même journée en tenant un discours devant 5,000 personnes en après-midi et en effectuant le lancer protocolaire lors d’une partie en soirée, alors que Trois-Rivières a défait Drummondville 2-1.

Pour la première fois en 1940, une équipe de baseball trifluvienne est devenue affiliée au «National Baseball Association» pour être reconnue comme une équipe de classe «B» et a porté le nom des Renards dans la ligue provinciale. En dépit d’une maigre récolte de 37 victoires contre 43 revers en saison régulière, ils ont décroché les grands honneurs des séries en gagnant par défaut contre Saint-Hyacinthe en demi-finale et en défaisant Granby 4-1 lors de l’affrontement ultime.

Un jeune lanceur droitier très prometteur du nom de Jean-Pierre Roy a fait sa première appariation à Trois-Rivières au printemps 1941. Les Renards avaient alors adhéré à la Ligue Canado-américaine dans la classe «C». Ils n’avaient pas d’affiliation avec la grande ligue et ont terminé au 5e échelon du classement. Ce ne fut pas suffisant pour se tailler une place en séries éliminatoires.

À ce moment-là de la Deuxième Guerre mondiale, le stade était très utile à la population car il constituait la seule enclave «civile» dans tout le parc de l’Exposition. Le reste avait été mis à la disposition de l’armée canadienne.

La saison 1942 s’est amorcée timidement dans cette période de morosité avec des problèmes de recrutement et des foules à la baisse Cela a d’ailleurs incité la ligue à suspendre ses opérations à la conclusion de la saison, jusqu’à la fin de la guerre. Le club trifluvien a terminé au 6e rang malgré un deuxième séjour du voltigeur manchot Peter Gray, qui avait frappé pour une impressionnante moyenne de .381.

Avec la suspension du baseball professionnel de 1943 à 1945, les amateurs se sont tournés vers la nouvelle Ligue provinciale senior de l’Est, une ligue de «guerre» et le circuit intermédiaire «A» de la Vallée du Saint-Maurice offraient tous un bon calibre de jeu.

La saison 1946 a marqué le retour du niveau professionnel et Trois-Rivières a réintégré la Ligue Canado-américaine de classe «C». Les amateurs vont être témoins d’une des plus belles saisons de baseball professionnel dans l’histoire de la cité de Laviolette. Les Dodgers de Brooklyn de la Ligue nationale ont déménagé leur club ferme à Trois-Rivières et la concession portait le nom des Royaux.

Ils sont dirigés par un duo très dynamique formé du gérant-général Marcel Dufresne et du joueur-gérant George «Frenchy» Bordagaray. Ils ont connu un immense succès sur tous les plans en terminant au premier rang avec une fiche de 72-49, en remportant la finale des séries contre Pittsfield 4-1, en plus d’attirer 103,162 spectateurs au cours de cette séquence.

En plus, ils avaient joué deux parties hors-concours contre Brooklyn (2-6) et contre les Royaux de Montréal (1-8) devant des foules de 4,000 spectateurs au cours de l’été. Lors de ces deux parties, Trois-Rivières avait eu l’honneur de recevoir des invités de marque comme le président des Dodgers Branch Rickey Sr., le vice-président Walter O’Malley, le gérant Leo Durocher et le joueur de couleur Jackie Robinson. En parlant de joueur de couleur, l’équipe trifluvienne avait participé activement au processus d’intégration des noirs dans le baseball professionnel mineur au 20e siècle, en alignant les lanceurs Roy Partlow et John Wright.

Les Royaux avaient aussi dans leur alignement un jeune lanceur gaucher madelinot du nom de Patrick Beauchesne, qui a terminé la saison avec une fiche de 7-6. La saison suivante fut moins fructueuse alors que les Royaux ont conservé une fiche de 65-69, bon pour le sixième rang.

Pendant cette période, on a également assisté à du baseball renfermant un calibre inférieur avec les classes «junior» et «intermédiaire» ainsi que différents championnats locaux et provinciaux remportés par des équipes de la région. En ce qui concerne les activités hors du terrain, on a pu voir des concerts de fanfares, des spectacles de Vaudeville, des jeux de lumières, la présentation du marathonien Gérard Côté, la présence du «Bouffon du baseball» Al Schacht, des trapézistes, des feux d’artifice, un marathon de balle molle, un grand concert donné par Claire Gagnier, ainsi que l’OSM, des troupes de cirque, un grand gala de gymnastique, l’Union musicale avec sa soirée Bazar et le Conseil des métiers du travail qui a présenté son œuvre à la fête du travail.

Et pour la première fois, on a été témoin de parties hors-concours au football organisées par la St-Patrick’s High School en 1947.

Un texte de Gerry Rochon

1948-1957: Une deuxième décennie moins éclatante

Contrairement à la première, il y a eu moins de nouveautés et de succès lors de la deuxième décennie du stade.

On a célébré un championnat en 1957, lorsque les Phillies de la Ligue senior de la Mauricie avaient vaincu La Tuque 4-3 en finale. Comme ce fut le cas lors des 10 années précédentes, on a été témoin de fluctuations importantes au niveau des assistances.

De 1948 à 1950, les Royaux évoluaient dans la classe «C». Ils ont terminé entre les deuxième et la huitième positions en saison régulière, ont perdu deux séries, en plus d’afficher une baisse de 30,000 spectateurs lors de la dernière année.

Au terme de la saison 1950, les Dodgers annonçaient qu’ils mettaient fin à leur affiliation avec Trois-Rivières. Avec un déficit connu de 25,000 $, les administrateurs de l’équipe ont repensé à leur adhésion à la ligue et tout comme l’équipe de Québec, ils ont pris la décision de quitter le circuit Houghton pour joindre les rangs de la Ligue provinciale affiliée de la classe «C».

Dans la période de 1951 à 1955, l’équipe trifluvienne, qui a porté le nom des Royaux, des Yankees et des Phillies, n’a pu faire mieux qu’une troisième position durant le calendrier régulier, en plus de baisser pavillon à trois reprises en séries éliminatoires.

Le lanceur Jean-Pierre Roy a fait un deuxième séjour en Mauricie en 1951 et les lanceurs John Wingo, Marco Mainini ainsi que Bill Wakely se sont distingués. De plus, deux artilleurs de la région, Claude Lizotte et Pat Beauchesne, ont fait belle figure au monticule.

Le défenseur du Canadien de Montréal Jean-Guy Talbot s’est aligné avec les Phillies de la Ligue senior de la Mauricie en 1957.

Lors de la dernière année de la Ligue provinciale »C» affiliée en 1955, les Phillies avaient connu une baisse de 17,000 spectateurs. L’année suivante, ils avaient suspendu leurs activités pour un an afin de revenir en 1957 en tant que franchise dans la Ligue senior de la Mauricie sous le même nom.

En 1952, de la visite de taille s’est présentée en sol trifluvien, alors que M. Paul Krichell, dépisteur-chef des Yankees de New-York à l’époque, a franchi les portes du stade du parc de l’Exposition pour épier les différents joueurs. M. Krichell, qui a été éclaireur pour les Bombardiers du Bronx de 1921 à 1957, avait signé pas moins de 200 espoirs durant sa carrière, en plus d’avoir fait la recommandation à l’équipe des Yankees de mettre le légendaire Lou Gehrig sous contrat en 1923.

Au niveau baseball, du calibre inférieur, soit la Ligue trifluvienne junior, a redémarré au stade. Pierre Roy est devenu en 1949 le premier joueur junior à frapper un circuit à cet endroit, 1,500 personnes se sont déplacées pour assister à une partie des étoiles pee-wee de l’OTJ en 1951, la Ligue rurale Albert-Gaucher a présenté deux parties des étoiles en 1952, une école de baseball a été tenue en 1954 pour les jeunes de 16 à 22 ans sous la supervision de deux anciens joueurs des Philippes du baseball majeur et une ligue senior a été fondée en Mauricie par Armand «kid» Martel lors de cette même année.

Pendant quelques automnes de cette deuxième décennie, les partisans trifluviens ont pu assister à des matchs de football de haut niveau. En 1949 et 1950, les Indiens ont représenté Trois-Rivières dans l’Association Q.R.F.M de calibre semi-professionnel et de 1954 à 1957 les Braves ont fait de même dans la Q.R.F.M. de niveau senior.

Parmi les activités en dehors du domaine sportif, on a été témoin des spectacles traditionnels de l’Exposition régionale, de la tenue d’un premier rodéo en 1950, de la venue des «Comédiens du baseball» en 1951, de l’organisation d’une levée de fonds pour les enfants infirmes, de spectacles de Vaudeville tenus dans le cadre de la fête du Travail, d’une partie hors-concours de balle molle avec le fameux lanceur de couleur «Ace» Holden, des programmes de lutte professionnelle, des spectacles de fanfares et l’accueil du cardinal Paul-Émile Léger, à l’occasion de l’année Mariale en 1954.

Un texte de Gerry Rochon

1958-1967: Une décennie difficile

Avec l’absence de baseball semi-professionnel ou professionnel, les partisans se sont tournés vers la Ligue provinciale senior, semblable au calibre «D» affilié, pendant les cinq premières années cette décade.

En 1958, les Phillies du gérant Roger Gravel avaient remporté le championnat de la saison régulière et des séries pour ensuite récidiver l’année suivante. Deux ans plus tard, les Phillies dirigés alors par Fernand Bédard, concrétisaient un autre championnat des éliminatoires contre les Braves de Plessisville. Pour couronner cette période faste de cinq ans, les Royaux ont remporté le championnat de saison régulière en 1962.

Au cours de cette séquence, plusieurs joueurs se sont illustrés. André Pleau a lancé une partie sans point ni coup sûr contre Québec en 1958. Raymond Simard terminait en tête des frappeurs en 1959, tandis que Pleau a continué sur sa lancée en mettant la main sur le premier rang chez les lanceurs durant cette même saison. Yvon «Jim» Bégin abaissait un record de la ligue en retirant sur des prises 21 des 27 frappeurs de Thedford-Mines, qu’il avait affrontés lors d’une partie en 1961.

Au début de 1962, une divergence de points de vue entre l’équipe et la Ville ­au sujet du loyer et certains arrangements au stade avaient laissé Fernand Bédard avec un déficit qu’il a dû éponger personnellement de sa poche. Quand une situation semblable s’est reproduite l’année suivante et que M. Bédard s’était retrouvé avec un déficit beaucoup plus important, il en est venu au constat que personne ne serait en mesure de prendre la relève financière, signifiant à toute fin pratique que les Royaux ne faisaient plus partie de la ligue provinciale.

De 1963 à 1967 le baseball mineur et amateur étaient devenus roi et maître au «mini Yankee Stadium» de Trois-Rivières. D’autres calibres de jeu ont été aperçus au stade lors de cette décennie. Une ligue régionale senior dirigée par «Del» Dugré présentait ses matchs sur le terrain du parc de l’Exposition, une semaine de baseball et de balle molle fut organisée, des écoles de baseball des Dodgers, des Pirates et des Phillies ont été tenues, la Ligue senior de l’OTJ a joué quelques parties à cet endroit, les Mets de Trois-Rivières de la ligue rurale ont disputé leurs rencontres au stade et une ligue senior est apparue lors des deux dernières années de cette triste décennie.

En ce qui a trait au baseball de haut niveau, les Braves «senior» et «intermédiaire» ont terminé leur périple en évoluant au stade de 1958 à 1962. Ils ont fêté leur unique championnat à domicile avec une victoire de 39-0 sur les Thunderbirds de Granby, pour ainsi mériter le trophée Honorable Paul Sauvé, emblématique du championnat des sections Est et Ouest de la CIF en 1959. En dehors du domaine sportif, beaucoup moins d’activités avaient été organisées par rapport aux deux premières décades.

Un texte de Gerry Rochon

1968-1977: La décennie des Aigles

Après quatorze ans sans baseball professionnel et une période où le baseball mineur avait été le principal moteur du stade, les choses changent en 1969 grâce à l’initiative du journaliste du Nouvelliste, Claude Mongrain, aidé de Fernand Bédard.

Ces deux individus, épaulés par le maire de l’époque, René Matteau, avaient assisté à l’assemblée générale annuelle de la Ligue provinciale au Lac-Beauport et ont réussi à convaincre les dirigeants d’accorder une franchise à Trois-Rivières. Un facteur qui a peut-être contribué à l’attribution d’une équipe à la cité trifluvienne était l’ouverture du pont Laviolette en décembre 1967, ce qui permettait à plusieurs sportifs des deux rives de fraterniser davantage.

L’équipe, qui a bâti par le repêchage d’expansion et quelques échanges, avait connu une saison respectable en terminant au 3e rang en 1969. La direction avait travaillé très fort dans l’entre-saison pout améliorer le club et elle a réussi son pari lorsque les Aigles ont remporté le championnat des séries en éliminant les Indiens de Québec 4-0 en finale.

Mais le circuit Ellyson était en sérieuse difficulté : déjà en 1969, les équipes n’avaient pu boucler leur budget et certaines formations avaient dû se retirer en 1970. Devant cette situation, les Aigles ainsi que Québec, avaient fait front commun pour pouvoir être admis dans une ligue américaine de calibre AA. La principale condition d’entrée était que les équipes québécoises devaient détenir une entente avec une des équipes des ligues mineures. Dans le cas de Trois-Rivières, les Reds de Cincinnati avaient accepté des les parrainer. Les deux formations de la Belle Province ont donc respecté cette condition et furent admises dans la Ligue Eastern du président Roy Jackson à New York en 1970.

Pratiquement au même moment, on avait annoncé des rénovations de près de 75,000 $ au stade pour l’ajout de nouveaux sièges individuels, l’agrandissement des abris des joueurs et un nouveau système d’éclairage au mercure.

À leur première année, les Aigles de Jim Snyder sont intéressants à voir jouer, avec des étoiles comme le champion frappeur de la ligue Gene Locklear, Tom Robson ainsi que les lanceurs Mickey Pless et John Jackson, qui ont chacun lancé une partie sans point ni coup sûr.

Les Oiseaux avaient gagné le championnat de la division nationale pour ensuite s’incliner contre Elmira 3-1 en finale. Ils avaient établi un nouveau record au mois d’août contre Reading en accueillant 8,323 spectateurs pour une partie au stade lors de la soirée du «pony».

Les Aigles de 1972 ont possiblement été la meilleure édition pendant la période 1971 à 1977. Ils étaient tout simplement sensationnels à voir jouer, avec un alignement composé de plusieurs joueurs qui allaient évoluer dans les majeurs plus tard. Les lanceurs Joaquim Andujar, Pat Zachry, Rawlins Eastwick, Will McEanney et Peter Hamm avec les frappeurs Dan Driessen, Ken Griffey Sr., Ray Knight ainsi que Joel Youngblood ont donné un excellent équilibre à l’équipe qui a remporté le championnat de la division Sud pour ensuite perdre en finale 3-0 contre West Haven. Tout cela en attirant un nombre record de 119,751 spectateurs aux parties locales. Après des départs fulgurants sur le terrain et au niveau des assistances, l’équipe a connu une période de vaches maigres de 1973 à 1975. Des troisième, quatrième et huitième positions en saison régulière, très peu de joueurs de calibre AA et une baisse de près de 70,000 partisans ont malheureusement marqué cette séquence.

Un des seuls moments de réjouissance a été la présentation du match des étoiles de la ligue à Trois-Rivières en 1973.

Une réorganisation administrative avait eu lieu à la fin de l’année : une cinquantaine d’actionnaires se sont ajoutés aux cinq du début et André Young était devenu le nouveau président.

Mais comme le développement de jeunes joueurs fonctionne par cycles, la qualité du jeu sur le terrain était de retour en 1976. Steve Henderson, Paul Moskau et Ron Oesler sont étiquetés «ligues majeures» et les Aigles ont remporté le championnat de la division Nord, avant de s’incliner encore une fois par la marque de 3-0 contre West Haven lors de la série ultime. Les foules ne sont pas encore au rendez-vous avec seulement 62,655 amateurs enregistrés au stade cette saison-là.

Chuck Goggin était devenu le quatrième gérant de l’équipe en 1977, Harry Spillman avait remporté le championnat des frappeurs avec une impressionnante moyenne de .373, George Weicker et Tim Doerr avaient cogné avec autorité et Mike Armstrong avait dominé la ligue avec 16 victoires.

L’équipe avait remporté son quatrième championnat de division, mais avait encore échoué en finale contre West Haven en s’inclinant 3-0. L’assistance aux parties avait encore baissé à 52,927 fidèles partisans.

Le 8 septembre 1977, les Reds de Cincinnati ont annoncé qu’ils n’entendaient pas renouveler leur pacte avec les Aigles et que la franchise trifluvienne, dans ces conditions, devenait inexistante.

Plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer cette décision : la baisse dramatique des assistances depuis cinq ans, un remaniement des équipes professionnelles mineures qui passait de 24 à 18 formations en 1978, les trop longs séjours à domicile, un calendrier peu propice à nos conditions climatiques, des problèmes de stationnement, la tenue du Grand Prix automobile, une trop grande proximité avec des concessions québécoises des Expos et l’élection d’un gouvernement avec une philosophie «séparatiste» à l’automne 1976. Après sept merveilleuses saisons, les amateurs devaient faire leur deuil du baseball professionnel pour une longue période.

Pendant cette époque, l’organisation des Aigles avait eu l’immense privilège de recevoir à quelques reprises un des plus grands directeur-gérant dans l’histoire du baseball majeur en la personne de M. Robert «Bob» Howsam. Sur le plan artistique, l’organisation trifluvienne avait aussi eu l’immense plaisir de présenter «Corps de tambours et clairons senior les Diplomates» aux partisans à deux reprises.

En ce qui concerne les ligues et équipes de calibre inférieur, deux formations senior de la Ligue de la Mauricie avaient joué leurs parties locales au stade jusqu’en 1974. Les gens ont été témoins de parties de la division «Midget» et le baseball junior était revenu avec la Ligue Junior Pop. Le surnom des Aigles juniors a vu le jour en 1973 lors d’un tournoi midget organisé par le Club Kiwanis et une partie de fastball des Quatre chevaliers O’keefe fut présentée en 1977.

Avec les naissances du CÉGEP de Trois-Rivières et de l’UQTR, deux nouvelles équipes de football ont commencé à présenter des rencontres locales au stade en 1969. Les Diablos avaient connu passablement de succès en remportant deux championnats inter- collégiaux du Québec «Senior B» en 1969-1970, en plus d’établir un record pour le plus grand nombre de spectateurs lors d’un match de football sur le terrain du parc de l’Exposition en attirant 4,600 amateurs lors de la finale de leur conférence face aux Indiens d’Ahuntsic en novembre 1971.

En dehors du spectre sportif, on avait pu vivre au stade une compétition de corps tambours et clairons, de la lutte professionnelle, des spectacles de cirque pendant l’Exposition régionale, une prestation de Ginette Reno, un récital de Claude Dubois et plusieurs apparitions du «Bouffon du baseball» Max Patkins.

Un texte de Gerry Rochon