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Glaude et Pelletier: les piliers d’une équipe cendrillon

28 juillet 2021

Par Maurice Dumas

La saison hors-norme d’Équipe-Québec prend un virage annonciateur d’agréables moments pour les amateurs de baseball de la Vieille capitale et de Trois-Rivières. Comme la présentation de matchs dans les murs de ces deux villes. Comme l’émergence de Louis-Philippe Pelletier et la consécration de David Glaude comme frappeur.

«David Glaude et Louis-Philippe Pelletier font ça pas pire, badine l’entraîneur Patrick Scalabrini. Les chiffres le confirment, nos deux joueurs les plus utiles, les plus réguliers. Ils sont très appréciés de leurs coéquipiers. Nous connaissions le potentiel  de Glaude, mais son rendement dépasse même nos attentes. Sa régularité au bâton le rend encore plus dangereux. Pelletier s’avère une agréable surprise et sa vitesse en fait un joueur spécial. Il s’est rapidement imposé pour devenir un gros morceau dans notre alignement».

Glaude, Pelletier et les autres porte-couleurs d’Equipe-Québec s’illustrent dans des conditions particulièrement difficiles, parfois rocambolesques. Ils rentrent à la maison après deux mois et demi «sur la route». Comme dirait l’autre, faut être fait fort pour passer à travers une telle adversité!

Pour David Glaude, ce retour à Québec prend une dimension encore plus émotive. Il se produira dans sa ville. «Ça va être le fun de recevoir l’amour de ma famille, de mes amis et des partisans, se réjouit-il. Je vais sûrement vivre de grands moments.»

Après avoir pris une tasse de café avec les Capitales, en 2017, l’excellent frappeur gaucher a arboré les couleurs des Aigles de Trois-Rivières pendant trois ans. On peut donc parler d’une double dose d’amour dans les prochains jours.

C’est sa marque de commerce. Glaude fait résonner son bâton match après match. Il se distingue également en défensive. «J’essaie de garder ça simple, explique-t-il. Je suis assez satisfait de ma tenue au deuxième coussin.»

L’offensive demeure le pain et le beurre de celui qui étudie pour devenir arpenteur-géomètre. Il a fait ses preuves dans la défunte Can-Am. Il terrorise les lanceurs de la Frontier. Il domine plusieurs catégories offensives d’Equipe-Québec. «Il est toujours au coeur de nos poussées au bâton, confirme Scalabrini. Il se manifeste  dans les moments importants. On peut toujours compter sur lui.»

«Ce retour devant nos amateurs nous donne un nouveau souffle, enchaîne David Glaude. Ça devenait dur sur le moral de vivre à l’étranger dans les hôtels et dans nos valises, sans jamais bénéficier du dernier tour au bâton ou de l’appui des amateurs. Nous avons eu un regain d’énergie lorsque Patrick nous a confirmé la présentation de rencontres à Québec et Trois-Rivières. Nous avons parcouru un bon bout de chemin et on va vivre le frénésie d’une course aux séries éliminatoires».

L’affilié?

Louis-Philippe Pelletier fait tellement écarquiller les yeux que certains observateurs le voient dans le baseball affilié, l’an prochain. «Si une telle opportunité se présente, je vais sauter dessus», assure-t-il.

«J’espère qu’on va lui donner une autre chance, souhaite Patrick Scalabrini. De notre côté, on va tout mettre en oeuvre pour l’aider». Il n’a pas joué dans le baseball organisé depuis 2016. Il a eu une brillante carrière dans les rangs juniors où il a fracassé plusieurs records offensifs.

Il s’est présenté au camp d’entraînement d’Equipe-Québec, en mai dernier, sans la promesse d’un poste régulier. «J’avais certaines craintes, mais j’ai toujours eu confiance en mes capacités de frappeur, confie-t-il. J’ai rapidement constaté que je pouvais jouer à ce niveau-là, confie-t-il. On m’a installé au premier rang dans le rôle offensif, de sorte que je peux me servir de ma rapidité sur les sentiers.»

L’athlète de 25 ans loge régulièrement la balle en lieu sûr, vole des buts et se débrouille bien au champ extérieur. Il se dit assez satisfait de l’ensemble de ses performances. Et comment donc? Les statistiques ne mentent pas.

Pelletier est vite devenu un rouage important d’une formation de plus en plus homogène. «On forme de plus en plus une famille, élabore-t-il. On est toujours en gang, ce qui solidifie l’esprit d’équipe. On s’entraide, on s’encourage».

Il se permet une boutade pour conclure: «On ne peut pas dire que nous avons une mauvaise fiche à l’étranger». Les membres d’Equipe-Québec reviennent donc la tête haute d’un long périple de 56 matchs aux Etats-Unis.